La Bombe OGM, le rapport de Greenpeace.

Le 20 Mars 2008

La bombe OGM.

Contaminations de ruches, de cultures de maïs, production de semences
arrêtée, querelles de voisinage, mélanges de récolte…Durant l’été 2007,
Greenpeace a recueilli de nombreux témoignages des victimes de
l’expansion des cultures d’OGM en France, mais aussi de cultivateurs
d’OGM et de professionnels de l’agro-alimentaire. Ces témoignages sont
rendus publics aujourd’hui dans un nouveau rapport « La Bombe OGM ». Ils illustrent à quel point la coexistence des filières est impossible. (voir la bande annonce vidéo)

« Les cas de contaminations et les graves conséquences économiques qui en découlent se sont cette année multipliés, alors que les cultures
d’OGM représentent moins de 1% des cultures de maïs… C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’instaurer un moratoire sur toutes les cultures d’OGM en plein champ et de préparer une loi qui garantisse à
tous la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM ! »

souligne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM à Greenpeace France.

Cultivés en milieu ouvert, les OGM se disséminent de façon incontrôlable

Charles Le Pape, apiculteur dans le Lot-et-Garonne témoigne de la
contamination de ses ruches. Pierre de la Serve, un cultivateur d’OGM
dans le Gers apporte pour sa part un éclairage instructif sur
l’impossible étanchéité des filières… La contamination peut en effet se
produire à tous les stades de la production par des vecteurs naturels
(abeilles, vent, eau…) ou liés à la main de l’homme (machines, silos,
vêtements, mélanges de récolte…). De nombreux cas de contaminations à la source, par les semences, ont également été recensés. (voir le lien vidéo)

Le principe du pollueur-payeur

Comme aucun régime de responsabilité n’existe pour les producteurs
d’OGM, les mesures nécessaires pour s’en protéger sont à la charge de
ceux qui ne veulent pas être contaminés. Les filières bio, AOC, de
qualité ou tout simplement sans OGM, dont les cahiers des charges les
excluent, sont à terme menacés. Ces productions auront à faire face à
des coûts de plus en plus élevés, tant pour les analyses que pour
l’accès à une matière première raréfiée. Patrick Prades a par exemple
été contraint d’arrêter sa production de semences de maïs bio à cause
d’un champ OGM à 100 m de chez lui. « Ce sont ceux qui refusent les OGM qui font les frais de cette technologie. Combien de temps tiendront-ils ? » s’interroge Arnaud Apoteker. (voir le lien vidéo)

Graines de discorde

500 ha en 2005, 5 000 en 2006, 22 000 en 2007… Dans le secret et
l’opacité, contre la volonté de l’immense majorité des citoyens et en
l’absence d’une loi, les promoteurs des OGM tentent aujourd’hui de
mettre le pays devant le fait accompli de la pollution génétique.
Partout les conflits se multiplient entre ceux qui tentent à leurs frais
de préserver une agriculture « naturelle » et les tenants du
productivisme transgénique, qui n’ont cure des conséquences de cette
technologie sur leurs voisins. (voir le lien vidéo)

Pour plus d’information téléchargez le rapport Greenpeace.