Réponse de la liste "Urgence écologie" (UE)

"Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu nous adresser un questionnaire concernant la multinationale Monsanto/Bayer et et nous vous en remercions. Vous trouverez ci après nos réponses à vos questions :

1.Nous vous demandons de soutenir une réforme radicale de la PAC pour mettre en place une agriculture respectueuse de la biodiversité et de la santé des personnes

Nous souhaitons refonder radicalement la PAC en une Politique Agroécologique Commune 100% bio à partir de 2021 programmant la fin des aides publiques à l’agriculture industrielle chimique et la conversion intégrale à l’agro-écologie biologique en trois ans (proposition n° 2 de notre projet Fondations). Nous défendons par ailleurs l’abolition de l’élevage industriel (proposition n° 35 de notre projet Fondations), ainsi seuls les élevages paysans à l’herbe pourrons bénéficier des aides européennes.
La totalité des aides agricoles prendront en compte la nécessité de permettre aux paysans de vivre dignement, mais aussi la qualité de l’alimentation, la santé des consommateurs, la préservation de la biodiversité et des paysages (proposition n°2 de notre projet Fondations).

Nous souhaitons également l’interdiction immédiate de tous les pesticides et produits chimiques cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et perturbateurs endocriniens dans l’agroalimentaire et les espaces confinés, ainsi que des additifs et adjuvants alimentaires et cosmétiques dangereux. (proposition n° 6 de notre projet Fondations) Nous sommes vivement opposés à la culture d’OGM en France, et par cohérence nous souhaitons évidemment interdire les importations des OGM en Europe ainsi que des agrocarburants et de tous les produits qui participent à la déforestation massive du monde (proposition n°16 de notre projet fondations).
Les députés qui soutiennent Urgence Ecologie ont combattu et proposé de nombreux amendements dans ce sens dans la loi EGALIM, en vain.

2.Nous vous demandons de voter le non-renouvellement de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne en 2022 et, dès 2020, de soutenir un plan d’accompagnement pour une sortie progressive des pesticides de synthèse

Le glyphosate est aujourd’hui le seul pesticide classé B2 « Cancérogène probable » par le CIRC (dépendant de l’OMS) encore autorisé en France. Il doit être interdit immédiatement. Les députés soutiens de la liste ont oeuvré de longue date en faveur de son interdiction, y compris face aux lobbies qui ont parfois obtenus les amendements avant les députés.
Comme indiqué plus haut, tous les pesticides dont la dangerosité pour la santé est aujourd’hui établie doivent être interdits sans délai.

3.Nous demandons que les procédures d’évaluation des risques pour les autorisations de mise sur le marché des produits de synthèse liés à l’agriculture soient menées selon des critères définis par des agences européennes indépendantes et protégées de tout conflit d’intérêt avec les industriels du secteur agrochimique.
Nous proclamerons la séparation de l’Europe et des lobbys (proposition n°4 de notre projet Fondations) : mesures d’urgence démocratique de protection de l’intérêt général contre toute ingérence des intérêts privés et la corruption : exclusion des lobbys du Parlement et des institutions européennes, interdiction du pantouflage et des conflits d’intérêts (qui seront sanctionnés sur le plan pénal), interdiction du cumul d’activités pour les assistants parlementaires comme pour les députés, transparence intégrale sur les délibérations et votes de toutes les instances européennes, dont les comités techniques.

De plus, nous exigeons une application réelle du principe de précaution et de prévention : plus aucune autorisation ne peut être délivrée sur la base d’études scientifiques corrompues financées par les industriels. Pour cela nous proposons notamment d’augmentation des moyens alloués à la recherche scientifique indépendante (propositions Fondations n°25).
Nous défendons par ailleurs une protection absolue des lanceurs d’alerte (proposition n°27 de notre projet Fondations) : inscription du droit de publier en responsabilité des informations d’intérêt général, notamment sanitaires ou environnementales, et de la protection de ce droit, dans la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
"